Qu'est-ce que le rêve ?

D’après le dictionnaire Larousse un rêve est une « production psychique survenant pendant le sommeil, et pouvant être partiellement mémorisée. ». Jung quant à lui précise : « La fonction générale des rêves est d'essayer de rétablir notre équilibre psychologique à l'aide d'un matériel onirique qui, d'une façon subtile, reconstitue l'équilibre total de notre psychisme tout entier. », Freud rejoint Jung sur cette idée, mais en réduisant le rêve à sa seule fonction « mentale » il délaisse leur part la plus subtile et riche.

Peu de règles restreignent le rêve, c’est ce qui rend si difficile la tâche de le définir.

La structure du rêve aussi bien que son déroulement ou son thème sont changeants, le point de vue qu’il nous offre varie également :

l’on peut être spectateur de l’histoire qui s’y déroule, étranger, ou même absent. Les possibilités sont infinies.

En plus d’avoir une totale liberté de forme, le rêve a accès aussi bien à nos mécanismes subconscients qu’à notre vécu conscient. On pourrait donc définir le rêve comme étant la rencontre entre notre liberté créatrice et nos limitations inconscientes.

Cette définition n’étant pas suffisamment restrictive pour être utile, nous allons utiliser une comparaison qui nous offrira une base concrète à la compréhension du Rêve : La pelote de laine.

Le Rêve est comme une pelote de laine multicolore, dans laquelle chaque fil représente une histoire, on peut y trouver des fils longs, courts, épais, fins, certains collés à d’autres, des mélanges de couleurs…

Dans cette pelote, de nombreuses histoires s’entremêlent, comme si plusieurs narrateurs se partageaient une même scène.

Il n’y a pas d’ordre à suivre, pas de couleur plus importante qu’une autre, même si on tendra toujours à suivre le fil rouge.

 

Cette base théorique nous permet de comprendre l’une des premières règles à retenir lorsque l’on travaille un rêve : Chaque rêve a une nature multiple. C’est-à-dire que dans le moindre petit songe, une multitude d’enjeux donnent de la voix.

Chaque rêve est l’occasion d’un véritable festival : Des problématiques plus ou moins importantes se côtoient, sans discrimination d’époque, de cycle ou de fonction.

 

Ce défilé, qui ne suit aucune direction, peut nous amener à des points différents, en fonction du fil que l’on décide de suivre ; c’est ce qui fait que les informations que nous tirons du rêve varient selon le contexte du moment, ou de la personne avec qui nous le partageons : les variables de l’existence nous font voir nos rêves sous différentes lumières.

Le Rêve met en scène des situations par lesquelles nous sommes happés, pas par leur réalisme, mais plutôt par la nécessité d’y être attentif.

Chaque fois que nous nous endormons, le rêve nous narre une histoire : la nôtre.

 

Le Rêve utilise de nombreux langages, dont le langage symbolique, Il se plait à amener des images revêtant de nombreux sens, ceux-ci permettent de faire passer de nombreux messages ; le symbole est le langage idéal pour compresser de nombreuses idées dans peu d’espace, c’est également le moyen le plus direct pour la compréhension, si tant est que nous y soyons attentifs.

La structure du rêve n’étant pas régie par une logique fixe, le début de l’histoire peut évoquer le présent, et la fin, le passé. Même si la linéarité existe, elle ne fait pas loi et il est important d’avoir cette idée en tête lorsque nous prenons connaissance d’un rêve.

Certains éléments d’un rêve, même lorsqu’il a un développement linéaire, peuvent n’avoir aucun rapport avec la trame principale, ces éléments portants d’autres histoires peuvent être qualifiés de « parasites ». Ils sont souvent liés à des évènements stressants, voire traumatisants ; les reconnaître demande une bonne connaissance de sa symbolique personnelle et donc de ses rêves.

Même s’ils sont parasites dans une logique de compréhension du rêve, ils n’en sont pas moins témoins d’une problématique profonde, les écarter lorsque l’on s’occupe du sens d’un rêve ne veut pas dire les abandonner, chaque symbole, chaque signe, sera traité le moment venu.